Une petite histoire de portails

Où quand je profite du solstice d’hiver pour un moment de pause et d’écriture juste pour moi, pour la première fois depuis… longtemps.

Le solstice d’hiver, c’est le moment de célébrer le retour de la lumière. Après la nuit la plus longue de l’année, le Soleil renaîtra symboliquement. Ce jour est alors l’occasion de célébrer le passage de l’ombre à la lumière, de la mort à la vie… et nous rappeler que tout cela n’est qu’un processus.

Pexel; CC0

Les 108 Suryanamaskar

Quand j’ai poussé la porte du cours de yoga de Guillaume en septembre dernier, il a prévenu tout de suite : on se préparera aussi pour le rituel des 108 salutations au soleil dynamiques (Suryanamaskar) du solstice d’hiver. Je crois que j’ai souri intérieurement, en mode, 108 haha, impossible.

Et puis au fil des pratiques, les 27 salutations de base se sont simplifiées, on est passé à 54, j’en ai ajouté aussi 27 chez moi, une deuxième fois par semaine. Jusqu’à aujourd’hui. 21 décembre 2021. Un petit défi avec (moi)soi-même. Mais pas seulement. Je savais que j’allais y arriver même si le doute n’est jamais loin de moi. J’avais aussi envie de lâcher prise et de juste me laisser porter par le flow et la répétition de cet enchainement de postures. Comme l’a proposé Guillaume, c’était aussi l’occasion de se rappeler pourquoi on faisait du yoga.

I did it. C’est passé presque très tranquillement et depuis, je ressens une énergie très forte. Et le besoin de mettre des mots. Je ressens une énergie forte, une sorte de rayonnement, malgré la fatigue toujours si présente. C’est très perturbant.

En route vers l’introspection

Ce solstice ouvre aussi une période d’introspection pour moi, comme chaque année. Le moment, d’oser s’arrêter, se retourner et de regarder le chemin parcouru. Forte symbolique pour moi donc, ces 108 Suryanamaskar. Le début de l’introspection.

En quelques mots, c’est une drôle d’année qui se termine.
Une année full turbulences.
Une année de gratitude pour les personnes dont j’ai eu la joie de croiser lz chemin.
Une année de doutes, d’angoisses et de sérénité en même temps.
Une année où je peux être fière de moi, encore, d’être debout et vie-vante, et de créer la suite.
Probablement une année portail aussi.

Portail. On y vient. Autant j’ai beaucoup de mal avec les sortes de croyances sur les épreuves que l’on peut traverser, qui seraient là “on purpose” (parce qu’on est capable de les surmonter — lol. Non.) Autant, la question des cycles me parle beaucoup plus, parce que tout, autour de nous, est régit par des cycles. Rotation de la terre autour du soleil, cycles lunaires, cycles menstruels, cycle de l’eau etc. Les saisons, même si à l’heure actuelle sont déréglées, rythment la vie d’un nombre important d’animaux et chaque passage a son importance.

Photo personnelle, souvenir d’une installation cet été avec lilasboheme 💕

Ce sont ces passages que j’évoque, quand je parle de portail. Une porte s’ouvre à chaque entrée de saison. Une porte s’ouvre, et ce qu’on trouve derrière est inconnu. Une porte se referme derrière soi et c’est un chemin qui démarre sur lequel se trouveront d’autres portes.

Le portail c’est le temps de transition d’une porte à l’autre, d’un chemin à l’autre, d’un axe à un autre.

Dans les fêtes païennes, le solstice d’hiver s’appelle Yule. Il ouvre une série de 10 jours d’instrospection avant le passage à l’année suivante. Un sacré portail.

En tous cas, je sais pourquoi je fais du yoga. Pour rester vivante et équilibrée, créer de l’espace entre autres mais surtout pour l’énergie. Et ce soir, pleine de cette énergie des salutations au soleil, je célèbre juste la meilleure décision de ma vie ever : avoir poussé la porte d’un cours de yoga en 2017.

En transition. Storytelling et communication en freelance. Engagée sur les sujets liés à l’environnement. Apprentie fleuriste. Maman solo.

En transition. Storytelling et communication en freelance. Engagée sur les sujets liés à l’environnement. Apprentie fleuriste. Maman solo.