Mes 10 joies de 2021

Parce que même si l’année 2021 était globalement très étrange et souvent difficile, je veux garder une trace des joies et des réussites pour ne pas les oublier.

Passer le CAP et l’avoir

Quand je me suis embarquée dans ma reconversion, je n’étais pas sure de passer le CAP. En effet, il n’est pas obligatoire pour travailler. Mais au fur et à mesure, je me suis aussi rendu compte que c’était important pour moi. Et puis on s’est bien motivée avec les copines fleuristes, on s’est organisée aussi pour réviser, et on est allée passer les épreuves.

Mon petit garçon parle, et même très bien

C’était une de mes grandes craintes, étant toute seule avec lui depuis le début. Pas beaucoup le temps de lire avec lui sur certaines périodes, pas ou très peu de discussion d’adultes à la maison, pas de radio parce que ça lui faisait peur… Je me suis longtemps interrogée sur la question du langage. Alors j’ai signé tant bien que mal grâce à Little Bun Bao, et je me suis forcée à parler, à tout verbaliser, à tout expliquer à voix haute. Le silence est TELLEMENT plus simple et confortable parfois. Je n’en pouvais plus de ces monologues, comme si j’étais folle…

Mais aujourd’hui, à 2 ans et demi, quand je vois son vocabulaire, ses constructions de phrases et déjà sa logique, je sais que tout ceci n’était pas vain. Ce petit garçon si fort et si courageux m’épate régulièrement. Mention spéciale à ses conjugaisons impeccables “ elles sontaient ou les chaussettes ?” :D ❤

Une amitié sans faille et une gratitude éternelle

2021 c’est aussi l’année où je me suis rendue compte à quel point j’ai manqué de soutien «IRL». A quel point j’ai tant fait toute seule. J’écrirai plus tard sur là-dessus, la solitude étant un sujet vraiment difficile et pourtant si commun aux mamans solos.. Mais comme ce n’est pas un kiff, je ne m’étends pas ici. Par contre, je veux vraiment remercier la seule, elle se reconnaitra, qui ait été là depuis le début du cauchemar, hormis mes parents, en venant toutes les semaines me faire un repas et un moment de compagnie, jusqu’à ce qu’on soit confinés.

Encore maintenant, c´est celle qui n’hésite pas à me dépanner quand elle peut, ou m’offrir des moments de tranquillité sans que je n’ai besoin de le demander. C’est si précieux. C’est elle aussi qui m’a poussée et aidée à trouver comment m’organiser pour pouvoir répondre à une offre de stage l’été dernier, offre qui m’intéressait terriblement mais qui en parallèle me faisait très peur côté logistique. Enfin c’est elle avec qui je peux partager mes joies, mes doutes, mes peurs. C’est probablement celle qui sait le plus. Parce qu’elle voit presque tout. Qu’elle était au plus près. ❤

L’aventure chez Etika Mondo

Autant quand j’y suis allée en 2020, je n’avais pas trop à me poser de question. Azad était petit, commençait à peine à marcher, j’allaitais encore bref même si c’était sportif, la semaine chez Etika Mondo avait été relativement simple à gérer (très facilitée aussi par l’accueil là-bas ❤). Autant je dois dire que j’appréhendais un peu plus d’y retourner cette année, pas tant pour le cadre que pour la gestion d’un enfant de 2 et demi, en plein dans sa phase d’affirmation et d’opposition, avec beaucoup d’énergie, de curiosité et d’entrain. C’était donc un petit défi qui a pourtant été merveilleux dans mon coeur de maman (si on enlève 2 ou 3 moments de détresse et de nerfs qui lâchent). Une semaine dans un groupe varié, plein de gens aux allures et enseignements différents avec des moments de partage incroyable. J’y repense avec gratitude parce que c’était beau.

Alors oui, remonter au campement tous les soirs dans le noir, ça fait le cardio haha, dormir sous la tente avec un petit bonhomme qui se débrouille toujours pour sortir du sac de couchage, ça ne repose pas trop, découvrir le lave-vaisselle low-tech et la douche au seau d’eau à cet âge là, ça n’a pas de prix. Mais cette semaine, pour lui, c’était aussi la liberté de courir partout sur les chemins de l’écolieu, de jeter des cailloux et jouer dans la poussière jusqu’à en devenir noir (pas merci Maxime haha), de ramasser (et manger) les tomates cerises du potager ou les graines de cosmos à semer l’année prochaine. Beaucoup de souvenirs. Merci tellement Boris & Emilie. D’ailleurs, les stages pour l’été prochain viennent d’ouvrir à la réservation il me semble.

Le voyage en train

Je n’ai pas de voiture. A la maison, je fais tout à vélo. Mais cet été, j’ai réussi à planifier un petit “road trip” en train entre Paris et les Cévennes, en passant par les Alpes. Je viens de recompter approximativement, on a pris 12 trains en 3 semaines. Avec le tout premier train qu’on a vu partir sous nos yeux tandis qu’on était bloqué au portique. Passé un premier moment de détresse pour moi, j’ai réussi à transformer ce contretemps en grande aventure et c’était génial.

Tous les voyages ont été géniaux. Il fallait juste être ok avec le fait que tout le wagon saurait d’où on partait et où on allait et le nombre de trains qu’on avait déjà pris et tous les commentaires liés au paysage. :D Même si je voyage le plus léger possible (une valise pour nous 2 et mon sac à dos), j’avais rajouté quelques petits jeux pour s’occuper. Jeux qui n’ont absolument pas servi bien sûr.

La montagne

Que c’est difficile pour une randonneuse comme moi d’être à la montagne et .. de ne pas randonner. J’accepte, je prends mon mal en patience mais les sommets ou les grands chemins me manquent. Je ne peux ni tout faire, ni tout porter. Mais cette année, on est quand même monté avec petit bonhomme. J’ai choisi quelques itinéraires avec pour objectif de voir des marmottes, de près. Autant dire qu’il m’a épatée en montant comme il a monté, avec un peu d’encouragement mais surtout beaucoup de patience et une certaine dose de lâcher-prise.

J’avais un objectif espéré de rando mais je ne savais jamais jusqu’où on irait et j’étais prête à faire demi-tour ou m’arrêter avant sans trop de regrets. Chaque objectif espéré a été atteint. Bon timing, curiosité, aucun forçage. Quand la fatigue se faisait sentir, au moment de la sieste, c’était toujours dans la descente (tant mieux pour moi !) et il s’endormait en 2 secondes dans le porte bébé. Je ne l’ai quasiment jamais porté en montée et il a des souvenirs dont il me parle encore ❤ Si je le sens, j’aimerais pouvoir prévoir une petite itinérance l’année prochaine. A suivre.

Pratiquer le yoga

Un des plus grands kiffs de l’année c’est quand même d’avoir repris la pratique du yoga régulièrement. Ça a un coût et c’est ce qui me freine parfois (en dehors de trouver des horaires compatibles avec un emploi du temps de maman solo pauvre) mais c’est le SEUL moment que je prends pour moi, en dehors du travail. Je ne le fais que depuis septembre…et c’est probablement un ingrédient important dans ce qui me garde en vie, ce qui me fait me sentir une vraie personne, ce qui me permet d’espérer qu’un jour je serai sortie de tout ça. Quand je mets le pied au studio, le reste reste à la porte. Je voudrais parfois ne pas en ressortir. En 2022, j’aimerais vraiment pouvoir instaurer cette pratique à 2 fois par semaine mais je n’ai pas encore trouvé comment.

Le retour au cinéma

J’avais oublié à quel point c’était agréable de retourner dans une salle obscure. Depuis le mois de septembre, je m’y autorise de temps en temps. Ce qui m’a permis de voir notamment, “Bigger than us”, de la réalisatrice Flore Vasseur, “Animal”, de Cyril Dion et “La panthère des neiges” avec les merveilleuses images de Vincent Munier et la voix de Sylvain Tesson ❤ . Une trilogie qui dans cet ordre d’ailleurs, est importante à voir.

Des projets et des envies

Dans cette année de up and down, de turbulences régulières, je profite des moments de up où je découvre que malgré toute cette lassitude profonde et permanente, j’ai une énergie incroyable. Des projets, des envies, des idées. Podcast, ateliers, écriture, actions, formation… J’ai soif de (re)voir du monde, d’agir avec d’autres, d’être “libre” de sortir quand j’en ai envie, sans que ça ne me coute un bras, de faire un détour avant de rentrer, d’assister à un événement au dernier moment, de prolonger un ciné par une balade. Si seulement…

Je suis fleuriste

Sans doute ma plus belle réalisation de 2021. Après 1 an de formation et le CAP en poche, je suis fleuriste. Bien sûr, j’ai encore à apprendre. Mais quel kiff de ne plus passer la journée derrière l’ordinateur. De créer, de discuter, de voir des clients contents, qu’on me fasse confiance aussi. Comme pour le reste, j’y vais avec mon honnêteté et ma sincérité. Je ne sais pas faire autrement. Pour le moment, à cause des horaires et de mes contraintes perso, impossible pour moi de travailler en boutique régulièrement.

Pour autant, je sais aussi que je n’ai pas vraiment envie d’être à temps plein en boutique. Alors pour l’instant je suis freelance. Finalement, c’est ce que je suis depuis le début de ma vie professionnelle. J’adore cette vie de fleuriste même si par sécurité, toujours pour des questions de contraintes, je ne peux pas tout prendre et j’ai gardé un pied dans la com. Il me tarde, un jour, de me sentir plus libre là aussi.

Bam, voilà 10 kiffs!
Et finalement ce ne sont pas que des petits ! Je me suis un peu forcée au début à les trouver mais, les voir couchés sur le “papier”, c’est une façon de les ancrer, ici et maintenant. Dans cette période de fin d’année très dure, dans cette période aussi d’introspection sur cette année d’équilibriste et de bataille pour ne pas sombrer, ces petites lumières dans la nuit sont comme des bouées qui j’espère, serviront pour 2022.

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En transition. Storytelling et communication en freelance. Engagée sur les sujets liés à l’environnement. Apprentie fleuriste. Maman solo.

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